Sixième VOSGES CLASSIC

Du prologue du vendredi 24 juin après-midi au dimanche 26 juin à midi, cette édition a tenu toutes ses promesses et occasionné un suspense insoutenable pour les prétendants au podium. Après 600 kilomètres parcourus, dont 300 en Zones de Régularité, plus de 100 prises de temps (au 1/10° de seconde), 110 changements de moyennes, l'écart entre le premier et les deuxièmes n'est que d'une seconde et 2/10ème.

Les locaux Patrick BAUER - Gauthier BRIGNON en tête depuis la ZR 5 pensaient course gagnée, mais les expérimentés belges LAMBERT père et fils et les époux BAILLET les ont talonnés tout au long du week-end. Dans la toute dernière ZR de 16 kilomètres, la treizième, deux petites secondes perdues sur les belges et 3 sur les nancéiens bouleverse le classement. Cliquez ici pour consulter le classement final.

128 équipages prendront le départ, dont de redoutables "clients" comme tous les ans.
Deux équipages sont inscrits sous les couleurs de notre Association. Ils commentent leur week-end.

Jean-Pierre et Michèle BRUNET (Golf GTI) :

De la chaleur infernale du prologue le vendredi à la pluie du samedi après-midi et des averses du dimanche matin, on a vu "la vie en Vosges", pour notre cinquième participation. Nous ne sommes toujours pas déçus ni par l'accueil ni par la restauration, bref l'organisation est toujours aussi sympa, en plus, pour moi, c'est un vrai plaisir de rouler dans les Vosges en régularité, espérons que les autophobes n'auront pas gain de cause dans les années à venir.

Cette année, la communication à l'avance des changements de moyennes et des kilométrages nous semblaient être faits pour faciliter l'épreuve, et bien en fin de compte "que nenni" c'est toujours les meilleurs qui sont devant....

Malgré tous les efforts déployés, des problèmes d’électronique, aussi bien pendant le prologue que pendant l'épreuve elle-même, nous ont fait rétrograder des 20 premières places vers les profondeurs. Lorsque le dimanche matin tout semblait enfin résolu, touchons du bois !! ce sont des bévues de navigation qui ont gâché 3 Zones de Régularité. Finalement une peu glorieuse 73ème place sanctionne tous ces problèmes, on fera mieux l'année prochaine, promis juré..

Michel SAINT-DIZIER et Alain BRISON (Volvo Amazon) :

Les impressions d'Alain BRISON : Pour la première fois cette année je reprends place dans le siège de droite au poste de navigateur, après deux randonnées de navigation au volant de mon Alfa-Roméo. Libéré par le pilote avec lequel j'ai participé à quatre éditions du Vosges Classic et de nombreuses autres randonnées depuis 2011, j'ai répondu favorablement à la proposition de Michel SAINT-DIZIER. La Volvo Amazon de 1978, à la mécanique améliorée qui la fait passer de 90 à 120 CV, me semble être une auto très confortable et taillée pour ce genre d'épreuve. Le tripmaster-cadenceur habituel est un Chronopist première version (lecture 10 m). L'essai d'un deuxième appareil (lecture au mètre) ne s'est pas révélé concluant lors du prologue et nous avons abandonné son utilisation.

Le prologue sert d'entraînement pour optimiser les transferts d'information ente le navigateur et le pilote, pour améliorer l'étalonnage du "trip", et trouver le bon rythme à l'occasion des différents changements de moyennes. Sur les 5 ZR, nous terminons à deux reprises 15èmes (5.9") et 12èmes (5.7"), ce qui laisse espérer un bon comportement les deux prochains jours.

Il ne faut pas oublier que la navigation peut réserver quelques pièges, et l'organisateur ne s'en prive pas. Dans chaque rallye, je me prends au moins une fois les pieds dans le tapis, et cette fois-ci c'est dans la toute première ZR que je la réalise. Consolation, nous ne sommes pas les seuls à ne pas respecter 90 m d'écart entre deux "quitter en arrière gauche", mais c'est vraiment dommage au vu de la suite des performances réalisées. Nous avons suivi les traces boueuses de nombreux concurrents et franchi une bosse mentionnée dans le road-book, l'ami Marc HENRY a immortalisé notre passage, plutôt deux fois qu'une. Perdus dans la "pampa" de la région de Corcieux, les secondes de retard s'accumulent avant de retrouver la bonne route.

Après cette bévue qui nous coûte plus de 400 secondes cumulées de retard au passage de trois balises, nous nous demandons comment se rattraper. Heureusement je resterai beaucoup plus attentif et concentré le reste du Rallye. Grâce au talent et à la dextérité de Michel, à notre parfaite entente sans nuages, nous remontons tout doucement le samedi soir de la 88ème à la 62ème place.

Le dimanche matin, après un intermède sur le circuit de Géoparc, nous repartons super motivés pour essayer de rattraper et doubler quelques équipages amis. Une navigation parfaite, nous passons au travers des "pièges" sans encombre, un pilotage et une régularité au plus près des temps idéaux, nous remontons 24 places pour terminer 38 èmes.

Nous sommes même dixièmes lors de la dernière ZR, ce qui laisse bien des regrets. Mais nous nous sommes bien amusés dans et en dehors de la voiture.

Nos deux équipages dans le prologue

Le fameux "piège" dans la ZR 1 de Corcieux

3 petits tours sur le circuit