Une sortie estivale annuelle agrémentée de surprises

Le vendredi 15 août, quarante adhérents embarquent à bord de vingt voitures pour une promenade d'environ 800 kilomètres en 3 jours, afin de découvrir des paysages inédits, des sites surprenants, et profiter de moments de détente (et de gastronomie) en toute convivialité.

Une septième édition préparée par Jacques et Eliane BACHMANN (choix du parcours, des restaurants, des lieux à visiter et de l'hôtel), secondés par Alain et Simone BRISON (documentations, mise en page du carnet de route, timing et finances).

Voici la couverture et un exemple de mise en page (facile à lire et à interpréter) du carnet de route distribué à tous les participants

Invités à rejoindre le parking de l'UGC de Ludres avant 8h15 pour un départ à 8h30 au plus tard, les 16 équipages prévus au départ depuis la banlieue de Nancy sont en avance au grand étonnement des organisateurs. De bonne augure pour respecter les horaires prévus afin de pouvoir rouler tranquillement, respecter le programme et nos intervenants. Les français peuvent aussi être les champions de l'exactitude.

La première pause est prévue à la Boulangerie PALINE de La Bresse pour 10h30. Les 4 équipages venus de Saint-Dié, d'Alsace et de Bretagne (!)sont déjà arrivés et accueillent notre groupe qui n'a perdu personne en cours de route. Après un bon petit déjeuner au tarif très compétitif, dans ce cadre agréable, à l'accueil sympathique, il est temps de repartir en direction de la Route des Crêtes pour rallier l'Alsace du Sud.

Merci de cliquer sur les mini-photos pour mieux les apprécier en grand format

Un aperçu des participants et de leurs "chariottes":

Un temps maussade, pluie et brume, nous accompagne jusqu'au Grand Ballon. Vu le froid automnal, la pause prévue est écourtée, surtout que depuis le belvédère nous constatons que la plaine d'Alsace profite d'un bel ensoleillement. Et comme c'est notre destination, en voiture Simone....

Au Col Amic, la petite route forestière déjà empruntée lors de la Targa Lorraine 2008, souvent spéciale de rallyes modernes ou VHRS, nous conduit jusqu'à la Basilique de Notre Dame de Thierenbach aux portes de Jungholtz. Le 15 août cela veut dire pèlerinage, donc parkings surchargés, mais nous arrivons à nous garer en ordre dispersé.

Première surprise trouvée par nos G.O, la Ferme des Moines (cliquez) nous accueille dans un cadre peu commun. Une immense table monastère (les élèments sont assemblés en queue d'aronde) permet aux 40 convives de s'installer confortablement. Des plafonds tendus de toiles brodées, un sol et des piliers en pierre de taille, un environnement dépaysant que personne dans notre groupe ne connaissait sauf Jacques et Eliane.

Un buffet de poissons et charcuteries, du foie gras d'alsace, une grande variété de crudités, le choix entre cinq plats chauds, voilà un menu fort sympathique accompagné de vin d' Alsace. Certaines et certains se sont laissés tenter par l'armoire à dessert, voici les preuves :

Soudain les lumières s'éteignent, et les automates des moines disposés dans les stelles gothiques en bois s'animent pendant 10 minutes pour nous raconter la vie d'un moine dans son monastère. Instant magique apprécié par l'ensemble des convives :

Le temps d'une visite de la magnifique Basilique juste avant le début des vêpres, il est l'heure de quitter cet endroit charmant pour rejoindre notre hébergement dans la région de Ferrette. Pour éviter les grandes agglomérations comme Guebwiller et Mulhouse, nous retournons sur la route des crêtes pour rejoindre Cernay et ensuite parcourir les petites routes du Sundgau. Fort de l'expérience des éditions précédentes, sachant qu'une panne est toujours possible pour nos anciennes (autos), notre ami-garagiste-préparateur-adhérent Jean-Paul BOUQUET nous accompagne. Pour qu'il ne soit pas venu pour rien, la MGA de Jean-Bernard et Marie-Claude LUSTRE refuse de continuer son chemin à une trentaine de miles de l'arrivée. Toute la colonne est arrêtée et de suite la solidarité opère. Christophe ANTOINE sort la caisse à outils du coffre de la Samba, Jean-Paul BOUQUET et Patrick DOSSMANN plongent le nez dans le capot à la recherche du bon diagnostic. Après une recherche méthodique et quelques essais avortés de redémarrage, serait-ce la bobine d'allumage ? Pierre MORIN (Jaguar E) possède dans son coffre une bobine neuve de rechange pour anglaise. Effectivement c'est bien la bobine qui a besoin d'être changée, plus une cosse à resserrer. Dorénavant Pierre le sauveur sera surnommé par Chantal "Pierrot.Oscaro.com". (cliquez ici)

Pendant que les pros s'affairent, un long moment de détente pour les autres et pour les autos :

Nous arrivons enfin à l'hôtel Le PETIT KOHLBERG (cliquez), implanté à quelques centaines de mètres de la frontière suisse, à 700 m d'altitude en pleine campagne. Nous avons toujours été bien reçus au cours des six éditions précédentes, notamment en Forêt Noire, mais cette fois nous touchons le summum de la qualité d'hébergement, de restauration et de service. Madame Anita MEISTER et toute son équipe sont aux petits soins pour nous satisfaire. Après l'apéritif maison accompagné de tarte flambée, nous faisons honneur à la spécialité locale : la carpe frite, spécialité inconnue de nos palais. Innovation de taille, afin de favoriser la convivialité, la découverte de l'autre, un tirage au sort attribue à chaque couple l'une des 5 tables qui nous sont réservées. L'initiative a eu l'air de plaire à presque tout le monde. Pour clôturer le dîner de bonne manière, Jean-Bernard connaît le tarif du malheureux qui tombe en panne : Crémant d'Alsace pour tous après le dîner.

La journée de samedi est consacrée à une balade chez nos voisins helvétiques du côté du Jura Suisse et du Canton de Neuchatel. Avant de s'élancer, un copieux petit déjeuner est servi dans une salle décorée des maillots des équipes participant au Tour de France Cycliste, pour le ravissement de Bernard VAICLE, notre ancien champion régional :

L'Alfa Roméo de Jean-Pierre et Marie-Christine COLLIARD refuse de démarrer, pas le temps de réparer, ils intègrent la confortable Subaru de Jean-François et Cristelle DELPLANQUE. Nous montons rapidement à 1000 m d'altitude au sommet des Montagnes Franches, l'équivalent de notre route des Crêtes mais en plus verdoyante, plus boisée, aux nombreuses habitations.

Une pause organisée au Golf Club de la petite ville de Les BOIS permet de se réchauffer car la température ne dépasse pas les 12 degrès. Nous apprécions le cadre et les golfeurs en action sur le green. Mais le tarif du café croissant est nettement plus élevé que la prestation du samedi matin, premier contact avec la Suisse et son niveau de vie.

Direction le Val de Travers et la route de l'Absynthe, pour rejointe le Site de La Presta et sa Mine d'Asphalte (cliquez). Nos places sont réservées au café des Mines archi-comble. Malgré le personnel en sous effectif, nous dégustons tant bien que mal le jambon cuit dans l'asphalte. Le jambon est délicieux, l'accompagnement beaucoup moins et le tarif du plat et des boissons prohibitif.

Visite guidée de la Mine en deux groupes, nos guides sont prolixes pour nous expliquer la différence entre l'asphalte (matériaux naturel) et le bitume (dérivé du pétrole).

Il est temps de repartir en direction du Col de la Vue des Alpes où Jacques et Danièle LAMI nous réservent une surprise. Auparavant nous avons cotoyé une montagne très connue dans la région, la tête de RAN. En regardant bien, on peut imaginer la coupe du visage d'un homme préhistorique. Au sommet du col, un trio d'amis suisses de Jacques et Danièle nous attendent sur le parking avec quelques bonnes bouteilles de vins et pétillants locaux et des amuses-gueule que nous dégustons en contemplant le Mont Blanc, légèrement noyé dans la brume. Nous remerçions chaleureusement Marianne, Francis et Michel pour cette initiative fort sympathique, et nous les attendons en Lorraine pour une dégustation de produits lorrains.

Sur le chemin du retour, impossible d'éviter un passage dans une des nombreuses fromageries de la région. C'est la famille AMSTUTZ qui nous accueille pour une dégustation du fromage TETE DE MOINES (cliquez), bien connu mais trop peu présent sur les étals de nos régions. Accompagné d'un petit vin blanc ou d'un rosé pinot noir, la dégustation donne envie de passer par la boutique pour faire provision, sans oublier de se procurer la fameuse girolle, l'outil qui permet de trancher de fines rosettes.

Après s'être ravitaillé en essence, soit dit en passant nettement moins chère qu'en France, (le dièsel est plus cher que l'essence), nous quittons ce beau pays pour rejoindre Le Petit Kohlberg. Dès l'arrivée sur le parking de l'hôtel, Jean-Paul et Christophe se précipitent sur l'Alfa Roméo et réussissent à la remettre en route après avoir passé en revue l'allumage. Apparemment elle était simplement noyée par un excès d'essence. Une bonne révision est à prévoir dans les ateliers Bouquet Auto Passion (cliquez) à Charmois.

Madame Anita MEISTER s'est parée d'une robe à damiers noirs et blancs (clin d'oeil) pour nous servir l'apéritif puis le potage traditionnel. Nous dégustons ensuite un pavé de sandre sur son lit de choucroute et nous terminons la soirée par le désormais traditionnel poème décliné par Chantal ANTOINE. Tous les épisodes de notre randonnée sont évoqués avec humour, personne n'est oublié et chaque couple a droit à son quatrain. Soudain Jacques sort de derrière les fagots une bouteille d'absynthe achetée à La Presta pour goûter ce breuvage interdit de vente en 1914 mais de nouveau autorisé depuis peu. Cette année point de mariage ni d'ambiance de fête, mais la soirée se termina après minuit pour quelques irréductibles. Chut, pas de noms...

Malgré ces agapes, tout le monde est à l'heure au petit déjeuner du dimanche, ainsi que pour la photo souvenir avec nos hôtesses que nous quittons à regrets.

Un peu de navigation dans le Sundgau, notamment pour parcourir la célèbre Route Fleurie entre Waldighoffen et Bettendorf. 5 villages à traverser en 5 kilomètres, de typiques maisons alsaciennes de la région, des géraniums à profusion, un ravissement pour les yeux.

Bientôt le massif vosgien apparaît à l'horizon, notamment le Ballon d'Alsace, mais avant de le franchir, nous nous arrêtons au Lac d'Alfeld pour une petite pause café à l'Auberge éponyme. Nous sommes les derniers clients, les propriétaires ferment définitivement après notre passage.

Après avoir franchi le massif, longé la Moselle de Saint Maurice jusqu'au Thillot, nous rejoignons la fameuse D 57 au départ du col du Mont de Fourche en direction de Remiremont. Cette route haut-saônoise également nommée route des Forts est souvent empruntée comme spéciale des rallyes régionaux. Notre destination, l'Auberge de la Vigotte (cliquez), pour un repas typiquement local (saucille, andouille du val d'Ajol) qui ne vas pas arranger la tendance à la surcharge pondérale. Un accueil sympathique, un respect du timing, et une grande qualité dans les assiettes, merci Sandra et Raphael.

Un saut de puce vers Fougerolles pour visiter l'Ecomusée du pays de la Cerise (cliquez). Juste avant la visite guidée, Jean-François et Cristelle DELPLANQUE nous quittent la gorge nouée pour rallier la région de Nantes, (7 heures d'autoroute), obligés de travailler le lendemain. Une visite pleine d'enseignement, notamment sur la consommation de kirsch et d'alcool au début du XX° siècle. La boutique nous propose les fameuses griottines, griottes qui baignent dans la liqueur de kirsch.

Et pourquoi ne pas terminer ce beau week-end par une dégustation de la fameuse glace de Plombières ? Le Restaurant de la Fontaine Stanislas (cliquez) perpétue la tradition et son sympathique propriétaire Michel BILGER confectionne la glace dans la pure tadition de sa création en 1858, une crème glacée parfumée au kirsch et aux fruits confits. Après la dégustation, nous nous dirigeons vers l'extrémité de la terrasse où coule entre deux roches une source dénommée Fontaine Stanislas depuis la visite du Roi Stanislas en ces lieux. Nous admirons des plaques commémoratives de cette époque, ainsi que le buste du compositeur Berlioz. Inspiré par les lieux il composa l'opéra Les Troyens, les habitants de Troie et non pas de Troyes, n'est ce pas Jean-Pierre et Michèle BRUNET (humour).

C'est ici que nos routes se séparent avec nos amis alsaciens, vosgiens et champenois, les au-revoir s'éternisent.

Félicitations et remerciements aux organisateurs pour le choix des restaurants et de l'hôtel, des lieux de visite originaux, du carnet de route bien détaillé et compréhensible par tous et toutes.

Merci à tous les participants pour votre bonne humeur, votre gentilesse, votre respect de l'itinéraire et des horaires. Aucun "electron libre" n'est venu perturber ce beau week-end.

Texte : Alain BRISON

Photos : Alain BRISON, Roland THIEBAUD, Annette MORIN