La 6ème Balade du DAHUT, avant dernière étape du T.R.A.C.E. 2014.

Texte d'Alain BRISON.

J'ai décidé d'accompagner les plus assidus de nos équipages qui n'auront manqué aucune des épreuves du T.R.A.C.E., hormis celle qu'ils ont organisé (les 9èmes BOUCLES D'AUTOMNE).

Il s'agit bien évidemment de Chantal ANTOINE et Nathalie THIERY (Peugeot 205 CJ), accompagnées de Christophe ANTOINE et Kate LECRIVAIN (Talbot Samba cabriolet). Jean-Pierre LAMAZE, mon pilote habituel, étant indisponible, mon épouse Simone accepte de déchiffrer le carnet de route dans le siège de droite de notre Alfa-Roméo GTV, dont je retrouve le volant avec plaisir. Le fidèle luxembourgeois Marcel DURBACH est également présent, il sera accompagné par Francis JUNGMANN qui représente avec Robert BASSI et Marc HENRY le Sud Moselle Classic.

La veille du départ, je recherche les commentaires de notre ami Marc HENRY écrits l'an passé sur son blog, et soudainement je crains le pire. Vous constaterez en lisant ces lignes que sur ce point je n'ai pas été déçu.

Des randonnées de navigation ou rallyes touristiques naissent et disparaissent tous les ans, en même temps que de nouvelles associations apparaissent dans le paysage de l'automobile ancienne. Saluons le courage de tous ces bénévoles passionnés, qui prennent sur leur temps libre pour organiser de telles manifestations, avec plus ou moins de sérieux, de rigueur, et de convivialité.

Une cinquantaine d'engagés dont une vingtaine dans la catégorie NAVIGATION, la seule qui permet de marquer des points au T.R.A.C.E. Un bon début, à comparer à la petite trentaine de l'an passé.

Je m'étonne dans la semaine de ne recevoir ni convocation, ni liste officielle avec les numéros. Pour connaître les horaires, il suffit de reprendre le règlement et l'invitation, et nous décidons de rallier Dompierre, et non pas Dompaire comme certains se sont fourvoyés, pour pique-niquer dans les espaces verts de la Salle des Fêtes. Un beau soleil nous accompagne dans nos agapes. Nous retrouvons aussi nos amis du club Vosges Alsace Classic, Jean-Bernard LUSTRE, Robert WREGE, Dominique JOERGER et Bertrand EBERLIN.

A midi trente nous recevons notre paquetage avec des petits cadeaux sympathiques, notamment des lampes torches à leds, l'arrivée serait-elle prévue de nuit ?

Soudain on nous siffle (!) pour assister au briefing. On nous montre les panneaux de Contrôles de Passage à relever. Surprise, ils sont deux fois plus petits que dans les organisations du Sud Moselle Classic, ce qui n'est pas peu dire. Du format A4 (21 x 30 cm) on passe au format A5 (21 x 15 cm). Rappelons que chez nous les panneaux mesurent 40 cm de côté, et sont bien visibles grâce au fond jaune.

Au C.H. de départ, la belle horloge électronique style WRC est en retard. De trois minutes l'an passé, elle affiche désormais 4 minutes de moins que nos horloges radio-pilotées et que l'horloge parlante. Mais nous nous apercevrons plus tard que cette différence n'a aucune importance, vu les retards gigantesques à l'arrivée de la première étape.

Simone et moi sommes inscrits en Tourisme, mon épouse n'a jamais déchiffré un carnet de route de niveau Expert. Elle a accepté de m'accompagner car selon le règlement de l'épreuve, aucune carte ni fléché allemand ne devait figurer dans cette catégorie. Quelle surprise de constater que le règlement n'a pas été respecté.

Autre surprise désagréable, les distances sont écrites dans une police bizarre et dans une taille microscopique. Quand aux instructions importantes, elles sont insérées dans le carnet de route, au lieu d'être distribuées avec le package. Je mets au défi quiconque de lire les instructions dans ces conditions, surtout quand, dès le départ, vous êtes confrontés à 19 changements de direction en 1km et 840 m.

L'organisateur na prévu aucune zone d'étalonnage, de ce fait les distances, pour peu que nous arrivons à les déchiffrer, sont très aléatoires. Et la seule fois où elles étaient justes, il fallait tourner 150 m plus loin à l'entrée de Lépanges sur Vologne, ce qui a occasionné un peu de jardinage dans la forêt.

Le parcours est de toute beauté, les pièges sont classiques mais bien pensés, où les étourdis s'engouffrent. Mais les équipages s'inquiètent de ne trouver aucun panneau à relever dans des décomposés, dans le subtil fil d'ariane ou dans le redoutable et redouté fléché allemand. Par contre placer des panneaux bien cachés dans l'herbe d'une longue ligne droite, là où on les attend le moins, relèvent des rallyes "casse-croûte" et non pas d'une véritable épreuve de navigation. Vous connaissez mon aversion pour les Contrôles d'Observation, mais poser une question dont la réponse est à relever dans le trajet d'une carte à tracer, alors que la carte est distribuée hors carnet de route et la question dans la première case à lire une fois la carte terminée........c'est le pompon.

Par contre, à l'inverse de nos camarades de jeu, nous avons eu la chance de bien négocier le fléché allemand du premier coup, tant pis pour les CP que nous n'avons pas relevé, il n'y en avait aucun. Mais nous avons refait deux fois le fil d'ariane à la recherche de CP qui n'existaient pas. Au Tendon, une rue des Ronds Champs qui en fin de compte s'appelait "chemin" a perturbé tout ceux qui ont l'habitude du souci du détail. Chez nous cela s'appelle une "brisonnade", mais le chemin et la rue auraient existé tous les deux sur le terrain.

Au bout de 90 km, voici la fin de la première étape, de nouveau à Dompierre. Aucun panneau de C.H, personne pour nous accueillir, il faut se rendre à l'intérieur de la salle des fêtes où nous attend une jeune dame sagement assise sur sa chaise, qui réceptionne les feuilles de route et inscrit notre heure d'arrivée. Une heure de retard et plus pour presque tous les concurrents, il est conseillé d'écourter les 20 minutes de pause.

Nous décidons de jeter l'éponge, il est déjà 17h40, le temps prévu pour la deuxième étape étant de plus de deux heures trente, cela présage une arrivée nocturne. Nous aidons les autres équipages amis à découper un puzzle de cartes et à les coller ensemble, avant qu'ils aillent récupérer leurs feuilles de route. Chacun repart dans un beau désordre, à l'heure qui lui convient, on n'a pas encore mangé mon bon monsieur. Par contre, tous les concurrents sont en avance à l'arrivée de la deuxième étape, mais certains ont coupé au plus court même parmi les meilleurs.

Effectivement, le repas commence à 22 heures (alors qu'il était prévu à 20 h00), le dessert nous sera servi après minuit. C'était un réveillon ?

Encore un mot à propos de la remise des prix. L'organisateur commence le classement par la fin et énonce les numéros de voiture sans citer les noms des équipages. Lors d'un intermède je m'en étonne auprès de lui, car cette méthode est très peu académique et même insultante vis à vis des participants. La réponse est brute de fonderie : "je n'ai pas la liste des engagés !" (lui non plus, c'est grave pour un organisateur). Je serais curieux de voir comment sont établis les cassements.

Les équipages qui montent sur le podium ont quand même la chance d'être cités. Mais la moitié des participants ont déjà quitté la salle, c'est un peu dommage mais aussi compréhensible, vu le peu de chaleur et de convivialité de cette remise des prix. Nous n'avons pas, of course, la feuille des classements, feuille distribuée comme c'est d'usage dans les bonnes organisations. D'ailleurs 72 heures après la manifestation, aucun classement officiel n'est paru sur le site du club organisateur. Pas facile de donner un classement du TRACE.

Christophe ANTOINE et Kate LECRIVAIN se classent troisièmes, Chantal ANTOINE et Nathalie THIERY terminent septièmes. De précieux points engrangés avant le Marathon de la Grotte, finale du T.R.A.C.E.

Les résultats complets de la randonnée, un jour peut-être sur le site du VRACC88. Les résultats du TRACE sont provisoires, car il me manque le classement d'un équipage qui est normalement sur le podium du Trophée.