3ème Cimes et Alpages - 22 et 23 juin 2013

Le 3ème Cîmes et Alpages compte pour le Trophée Historique des Régions de France, de même que les Routes du Jura ou les Routes du Vexin. Il se déroule sur 2 jours avec un kilométrage de 370 km env.

Cette année, le point de base du rallye a été fixé près d'Aix-les-Bains, au pied de la montagne. D'accord, ça fait un peu loin de Nancy mais le déplacement en vaut la peine. Et d'autres sont venus de plus loin comme Dan Camerman et Daniel Pigeolet venus de Belgique, Stéphane Vandermolen et Stéphane Keller d'Alsace ainsi que Jean-Luc et Marie-Françoise Durand qui ont fait le déplacement depuis la région parisienne.

Comme nous avions prévu de passer quelques jours dans la famille du côté de Bourgoin-Jallieu (à 60 km d'Aix-les-Bains), l'occasion était trop belle pour ne pas en profiter et la demande d'engagement était aussitôt remplie. 490 € pour l'inscription avec l'hébergement du samedi soir et les repas du samedi midi, samedi soir, dimanche midi ainsi que les pauses n'est pas exagéré. Pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir de la famille à côté, il fallait quand même rajouter la nuit d'hôtel du vendredi soir.

Le briefing étant prévu à 9h30 et le départ de la première voiture à 10h00, nous n'avons pas à nous lever trop top. Samedi matin, le soleil est au rendez-vous. Contrôle administratif : RAS. Contrôle technique, tout est passé en revue jusqu'à la fixation de la batterie ou de l'extincteur, le niveau du liquide de frein, etc. Tiens, une ampoule de feu de position ne s'allume pas à l'arrière gauche. C'est vite réglé et le visa est accordé.

Nous avons le numéro 34. De ce fait, j'aurai le temps de faire quelques photos avant partir. Le carnet de route est donné environ 2 à 3 minutes avant le départ. Nous avons donc un peu de temps pour le découvrir. Pas de kilométrage intermédiaire d'indiqué mais les dessins, faits au crayon semblent clairs. Première étape d'env. 90 km à parcourir en 2h15. Et c'est parti. Pour cette mise-en-bouche, pas de grosse difficulté. Nous sommes en catégorie G.T. En restant attentifs (manque une boule par-ci, par-là, quelques dessins sont tournés, peu de cases mélangées, pas de carte ni de fléché allemand), nous pouvons déjà un peu profiter du paysage mais il ne faut pas trainer. Même une moyenne d'à peine 40km/h, quand on cherche sa route, c'est dur à tenir. La première partie de l'étape nous promènera à "basse altitude", de village en village, sur les hauteurs d'Aix-les-Bains et de Chambéry. La suite de l'étape nous fera monter un peu plus. Et ça monte, et ça redescend, et ça remonte et les lignes droites, ils ne connaissent pas, vous pouvez l'imaginer. Nous pointons à l'arrivée (au Mont Revard, 1537m d'altitude) dans la minute. Ouf ! Nous n'avons pas vu beaucoup de CP lettres. Une grande partie des CP étant simplement les panneaux d'entrée de village dont nous devons reporter la première et la dernière lettre sur la feuille de route. Mais, nous verrons lors des résultats que nous sommes contrôlés aussi en régularité et qu'à un CR, nous avons été pointés avec 1'58"" de retard. Nous écoperons de 2 pts de pénalité (4 pts par minute d'avance et 2 pts par minute de retard) assortis du coef. d'ancienneté se transformeront en 3,58 pts. Faut pas se plaindre, certains arriveront avec plus d'une heure de retard.

Nous avons presque 2h00 de pause déjeuner, les voitures devant repartir, si possible dans l'ordre des numéros à partir de 14h00. Le repas, copieux, est servi rapidement dès que les tables sont complètes. Le restaurant en surplomb nous permet de profiter de la vue sur le lac du Bourget et de voir passer devant les fenêtres, des planeurs ou des parapentes.

Pour la deuxième étape, les affaires deviennent un peu plus sérieuses avec une carte IGN où les courbes d'altitude sont bien évidemment assez serrées. A ne pas mélanger avec les routes. Du point A au point B en passant par les flèches. Ce n'est pas insurmontable et même relativement simple. Le tout est de bien se repérer. Là, nous sommes en montagne et les routes ne sont pas nombreuses, donc pas trop de mal à s'en sortir. La dernière montée avant la pause est de toute beauté. 12 km de virages avec un dénivelé de 600 m, bref, un bonheur pour les pilotes !

Nous arrivons à la pause près du Crêt de Chatillon (mont Semnoz sur le massif des Bauges). La température est un peu plus fraiche à 1650m d'altitude et nous profitons un peu du panorama. Une boisson et une pâtisserie, et nous repartons pour la dernière étape qui nous ramènera à Aix-les-Bains.

Cette dernière étape de la journée sera la plus difficile de tout le rallye. Là encore, une belle carte IGN mais étant redescendus en altitude, la carte est plus difficile à déchiffrer. Beaucoup de petits villages ou hameaux, de chemins et de petites routes. Nous perdons plus de temps à chercher le bon parcours ou au moins celui que nous croyons être le bon. Quelques CP lettres et une pince nous laissent penser que nous ne devons pas en être loin. C'est déjà çà. Heureusement, la moyenne proposée est basse (env. 34 km/h) mais c'est encore trop court. Heureusement, les organisateurs on décidé de ne pas prendre en compte le temps de cette étape.

Après un passage par l'hôtel, nous rejoignons la place de l'Hôtel de Ville d'Aix-les-Bains où toutes les voitures seront exposées pendant le repas du soir.

Après une nuit assez courte, les voitures reprennent le départ, toujours dans l'ordre des numéros dès 8h30. Au petit déjeuner, les classements de la veille sont affichés. Nous sommes 3èmes de notre catégorie. Jean-Luc et Marie-Françoise Durand sur leur Lotus Elan sont premiers à égalité de pénalités avec un autre équipage mais 1er à la faveur de l'ancienneté de la voiture. Du coup, nous visons le podium, va falloir assurer.

Il a plu pendant la nuit mais le temps s'est dégagé. Heureusement mais par moments, nous verrons un peu de brouillard.

La 4ème étape, nous fait contourner le lac du Bourget par le Nord. Pas de carte pour cette étape. Seulement du fléché assez basique avec quelques pièges. Ce sera plus facile à corriger... Avant d'arriver à la pause, nous croisons des Porsche, des dizaines de Porsche. A l'arrivée, au belvédère d'Ondex (600 m d'alt. seulement), au dessus de l'abbaye de Hautecombe, encore des Porsche, plein de Porsche. C'est un peu encombré et le CH d'arrivée est difficile à atteindre. Et au milieu du parking, nous tombons sur Patrick et Angélique Keller ansi que sur Pierre Bonaventure. Il s'agit de la SavoieCup qui ne regroupe pas moins de 200 Porsche organisée par le Porsche Club Pays de Savoie, qui invite chaque année d’autres porschistes à venir partager le plaisir de rouler ensemble sur les belles routes de montagnes.

Le temps de boire un verre et nous voilà de nouveau au départ de la 5ème et dernière étape. 1h30 pour 61.3km, c'est pas très rapide mais dans ce pays, les moyennes ne sont pas trop élévées. On attaque d'emblée par une carte. Pas trop difficile à tracer non plus. Nous avançons prudemment pour ne pas faire de boulette et ça fonctionne mieux que la veille. Mais dans cette partie, il y a aussi moins de routes. On arrive à la fin de la carte pour rejoindre la dernière flèche et là, surprise, la route est barrée avec du public et un pseudo-commissaire de course qui nous interdit de passer. Nous voyons arriver par cette route une voiture (ancienne) de rallye mais sans numéro. Une "démonstration en côte pour voitures anciennes" avait été organisée mais certainement de façon sauvage...ou alors, la préf. a oublié de le signaler ?

Du coup, nous faisons du hors carte pour rejoindre le point suivant qui est la sortie du Tunnel du Chat qui permet de rejoindre la rive du lac du Bourget directement, en ligne droite (1,5km). Que pensez vous que les organisateurs ont fait ? Eh bien non, nous ne devions pas passer par le tunnel. Nous avons donc fait un "petit" détour de presque 40 km dont la dernière partie, entre 2 indications du carnet de route, est de 18 km pour descendre de 600 m d'altitude à 350 m mais en passant par le "col du mont du Chat" qui culmine à plus de 1400m. Beaux dénivelés sur une route où il vaut mieux ne pas avoir à croiser de voiture. Encore un régal pour les pilotes. 18km sans rien faire, le navigateur peut se reposer... s'il n'a pas mal au coeur et s'accrocher car pour arriver à temps au CH, je peux vous assurer qu'on n'a pas "amusé le terrain". Nous nous étions retrouvés à 4 voitures pour faire cette fin de parcours dont l'équipage Vandermolen-Keller et ils pourront vous le confirmer. Ça, c'est du rallye !

Reste à rejoindre la plage d'Aix et son restaurant pour le repas de clôture et la remise des prix. Pendant l'apéritif, le photographe Alain Patrice (spécialiste des rallyes automobiles) présente ses photos prises pendant les 2 jours. 10€ le cliché A4, c'est un peu cher mais je craquerai pour 4 photos quand même. Quels souvenirs !

Le repas ne se fait pas attendre. Les résultats non plus. Entre l'entrée et le plat de résistance, récompense à la voiture la plus ancienne, une Renault Caravelle de 1964 et annonce des classement du dernier jusqu'au 11ème.

Après la paëlla, annonce des résultats du 10ème au 4ème. Nous n'avons pas encore été appelés. Nous n'avons donc pas perdu de place au classement. C'est tout bon. J'ai oublié de vous dire que tous les équipages, au fur et à mesure de l'annonce des classements, se voyaient offrir un Reblochon par personne.

Arrivée du dessert et annonce des podiums GT et Expert et là, surprise : nous avons même gagné une place et finissons 2èmes des G.T., Jean-Luc et Marie-Françoise Durand conservent leur 1ère place.

En catégorie Expert, Christophe et Corinne Berteloot sur Porsche 914 emportent la 1ère place. Dan Camerman et Daniel Pigeolet finissent 10èmes mais avec les ennuis techniques dont une crevaison qui les ont pénalisés, c'est quand même un beau résultat.

Ce qui nous a plu :

Ce qui nous a déplu :

Pour conclure : Un Grand Rallye qui mérite le déplacement. Il y a fort à parier que la liste des inscriptions de l'édition 2014 se remplira très vite.

Reportage et photos : Michel Vaconnet