Bitte Schön, Danke Schön

Suite logique des sorties organisées par Roland et Yolande Schmitt en 2008 (Alsace du Nord), 2009 et 2010 (Forêt Noire en Allemagne), la traditionnelle balade d’été de cette année se déroule au sud de la région de Bade-Wurtemberg, à la limite de la Suisse, au cœur de la Forêt-Noire.

Pour profiter pleinement des richesses de cette région très touristique, il a été décidé de mettre à profit le long week-end de 4 jours du 15 août. Grâce à une recherche des meilleurs prestataires à coût raisonnable sans lésiner sur les visites indispensables, il est demandé 310 euros par personne pour 3 nuits, 8 repas boissons comprises et 3 visites payantes.

40 membres (ou assimilés) du club ont adhéré au projet dès sa présentation à l’occasion de l’Assemblée Générale de novembre dernier.

un carnet d'itinéraire précis, préparé par Roland et Yolande Schmitt, pour ne perdre personne

Regroupement:

L’Hôtel Ménestrel à Ribeauvillé nous accueille le jeudi matin 15 août pour un petit déjeuner en terrasse, et constitue le point de regroupement des équipages venant de Nancy pour les trois-quarts et de divers horizons pour les autres.

Les G.O. Roland et Yolande Schmitt (BMW 2002) accueillent tout ce beau monde avec leur sourire habituel.  Jean-Bernard et Marie-Claude Lustre (MG B cabriolet) descendent de leur résidence d’Aubure située à proximité. Pierre et Annette Morin (Jaguar E), Patrick et Jocelyne Dossmann (Opel Monza), Eric Spangaro et Sylvie Guyot (Mercedes Cabriolet) sont arrivés la veille pour loger à proximité, comme Antoine Colom et Annie Guinot (JaguarXJ). En direct de Saint-Avold, Patrick et Angélique Keller nous rejoignent pour la première fois à bord de la Porsche 911 SC.

Les cabriolets sont à l’honneur tout au long du week-end grâce à Jacques et Chantal Frustin (Mazda MX 5), Bernard et Martine Vaicle (Peugeot 205), Christophe et Chantal Antoine (Talbot Samba) qui ont prêté gentiment leur Peugeot 205 CJ aux nouvelles venues Nathalie et Claude Thiery. Se présente encore un cabriolet, la Peugeot 404  de Roland et Nicole Thiébaud.

Des nouveaux venus en la personne de nos adhérents de Saint-Dié des Vosges, Jean-Pierre et Francette Lamaze (Porsche 911), et Thierry Galland (en Ford moderne). Jean-Pierre et Marie-Christine Colliard (Austin-Healey) ont bien voulu héberger la veille au soir les exilés en Bretagne, Jean-François et Cristelle Delplanque (Subaru), qui malgré la distance ne manqueraient pour rien au monde la sortie annuelle.

Encore deux Porsche, la 911 Carrera d’Alain et Nathalie Gueny et la 924 de Michel et Elisabeth Vaconnet. Le V8 de la Mustang de Jacques et Eliane Bachmann se fait entendre. Ceux-ci ne se doutent pas qu’ils seront les vedettes de l’après-midi, mais chut, nous en reparlerons plus loin. Surtout qu’ils avaient commencé la journée par un démarrage aux pinces, la batterie étant déchargée. Comme d’habitude en Alfa-Roméo, votre serviteur et Président accompagné de Simone vont officier en qualité de dernier du convoi, et comme nous le verrons plus tard, d’assistance mécanique.

Premier jour : jeudi 15 août :

Après avoir traversé le Rhin à Marckolsheim, la plaine du Rhin côté allemand et escaladé les premiers contreforts de la Forêt Noire, la première demi-étape nous conduit jusqu’à une ferme auberge d’altitude. Une circulation intense pour un 15 août nous laisse supposer que ce jour n’est pas férié en Bade-Wurtemberg. Hypothèse confirmée plus tard, la moitié de la population est de religion protestante.

La pause déjeuner au Kaëppelehof de Hausach dure plus longtemps que prévu, un léger retard sur le timing, mais comme Roland a calculé large il nous abreuve de : no stress, les gars!

Pour voir les photos de Kappelehoff,
cliquez sur la photo

Le carnet de route nous entraîne à quelques encablures vers un lieu tout à fait exceptionnel, la Dorotheenhütte. C’est en fait un magasin de vente de verrerie au premier abord tout à fait classique et traditionnel comme on peut en voir partout. Le clou du spectacle est une exposition annuelle consacrée aux objets décoratifs pour la période de Noël : de nombreuses salles intimistes proposent  des boules multicolores, des crèches (en bois sculpté) entre autres merveilles. Une féerie pour les yeux, surprenante en cette saison.

<-- Dorotheenhütte

Roland et Yolande en tête, départ en file indienne vers Donaueschingen, où nous attendent l’hébergement et la piscine pour de nombreux adeptes, pressés de piquer une tête pour se rafraîchir.

Après une dizaine de kilomètres, la Mustang de Jacques et Eliane s’arrête tout net à une intersection, boîte automatique bloquée. Moment de panique dans les voitures suiveuses, puis analyse de la situation. La route est constellée d’huile hydraulique rouge, ainsi que le compartiment moteur. La jauge d’huile de la boîte de vitesse nous confirme que celle-ci est vide.

Jacques Frustin appelle Roland au téléphone pour qu’il abandonne la troupe et nous serve d’interprète. Premier coup de chance, nous sommes arrêtés à côté d’une auberge. Dès le retour de Roland, grâce à l’amabilité de la patronne de l’auberge et d’un jeune cuisinier, contact est pris avec une station service dans un village à 9 km. Nous décidons d’envoyer Roland et Yolande chercher de l’huile hydraulique, afin de trouver l’origine de la fuite. Ils reviennent avec 8 litres d’huile, et c’est à cet instant que des motards s’arrêtent à notre hauteur. Nous reconnaissons nos amis Gilles Violini et le garagiste Marc Kleine de Vandières. Celui-ci  connaissant bien les Mustang diagnostique une fuite en provenance d’une petite durite  entre le radiateur d’huile et la boîte. Le trou est trouvé dès que nous remettons un litre d’huile dans la boîte par l’orifice de la jauge. Merci Jean-Pierre pour avoir pensé emmener un entonnoir dans le coffre de la Healey.

Sans hésiter, j’enfile ma combinaison de travail, ouvre ma caisse à outil et démonte la durite en question. Le dévoué coursier (Roland) est renvoyé à la station service pour acquérir un bout de ce précieux tuyau, pendant ce temps quelques bières sont avalées par nos compagnons d’infortune, bien gentils d’être restés pour éventuellement embarquer les passagers et les bagages de la Mustang. On en profite également pour déverser sur la route de la sciure donnée par une voisine, Jean-Pierre joue du chiffon pour atténuer les projections d’huile sur une vieille porte en bois.

Enfin, au bout d’une heure et demie passée au bord de la route, je remonte la durite et après avoir rempli le réservoir, la boîte fonctionne à nouveau. Ouf de soulagement de l’assistance.

Opération "Sauvez la Mustang" -->

Sans modifier le parcours, les 50 km restant sont avalés sans autre incident et nous retrouvons nos amis pour leur raconter l’aventure avant, pendant et après le dîner. A la fin du repas, belle intervention de Jacques Bachmann pour remercier l’ensemble des intervenants de l’opération «sauver la Mustang et la suite du séjour».

Deuxième jour : vendredi 16 Août, l’Ile MAINAU sur le lac de Constance.

Après avoir traversé Donaueschingen, contemplé les belles casernes toujours occupées par un régiment français et la brigade franco-allemande, nous rejoignons le lac de Constance par un bout d’autoroute. Rappelons que la vitesse est libre sur les autoroutes allemandes et certains se sont laissé griser par la vitesse, cheveux au vent. Heureux voisins……qui peuvent rouler en toute liberté et en toute sécurité. Et pan, un pied de nez à nos (sinistres) ministres successifs depuis 40 ans. D’ailleurs en 4 jours nous n’avons rencontré aucun « Polizei » et vu qu’un seul accident, un motard qui a mangé une glissière dans un virage serré.

Appelé aussi BODENSEE, les rives du deuxième plus grand lac naturel d’Europe appartiennent à l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche. L’Ile MAINAU, accessible par bateau ou par une passerelle, est appelée l’Ile aux fleurs. Une entreprise de 300 personnes gère l’afflux de touristes. Après le déjeuner dans un restaurant au bord de l’eau, deux charmantes guides nous expliquent les trésors de l’Ile. Plutôt que de grands discours, regardez plutôt les magnifiques photos que nous avons ramenées et nous vous conseillons de consulter Wikipedia.

<-- L'Ile Mainau

Troisième jour : Samedi 17 août : La ville de TRIBERG
Les plus hautes cascades d’Allemagne (163 m de haut) descendent de la montagne vers la ville, ce qui constitue la principale curiosité avec le Musée de l’Horlogerie et des Traditions de la Forêt Noire. Les coucous sont toujours fabriqués à TRIBERG.
L’intéressante visite du Musée avant le déjeuner nous permet de mieux comprendre le passé de cette région.

Triberg -->

Le Musée -->

Un peu de shopping et c’est l’heure de passer à table dans un restaurant au décor traditionnel. Avant de déguster la tarte Forêt Noire que nous attendions tous, le patron nous organise un cours de pâtisserie et nous dévoile le secret de cette fameuse tarte. Nos épouses ne sont pas les seules  à profiter de la démonstration, du grand spectacle donné par un orateur de qualité, traduction par Roland naturellement...

Au restaurant
et le cours de Forêt Noire -->

L’ascension  du sentier menant aux différents paliers de la cascade laissera des traces dans les jambes de certains d’entre nous. Les moins téméraires entament dès le premier palier un repli stratégique vers la terrasse ombragée. Les habitués (et les habituées) de la rando se sont régalés.

cliquez sur la photo

<-- Les cascades
de Triberg

Samedi soir : LA CROISIERE S’AMUSE.
Comme l’an passé Chantal Antoine, notre Miss aux yeux bleus, se propose d’animer la dernière soirée. Il s’agit de relater sous forme de chansons et de poèmes, avec talent et verve, les anecdotes qu’elle glane tout au long du voyage, Elle n’oublie personne pour un bon moment de franche rigolade. Toute l’assistance l’accompagne ensuite dans le répertoire de Dalida à Johnny.

Et les docteurs Jacques et Jean-Bernard se souviennent de leur période de carabins dans une revue de détail de chansons paillardes.

Mais le clou de la soirée c’est la présence d’un banquet de mariage dans une autre salle de l’hôtel. Nous pensons, connaissant la réputation festive des allemands, supporter une fête avec force oumpapa et danse sur les tables. Que nenni, et c’est notre groupe qui répond présent pour danser sur les airs disco distillés par un couple de musiciens. Nous envahissons la piste de danse pour le grand bonheur des mariés, bien heureux que des « Franzoze » fasse monter la température. Nous nous offrons quelques bouteilles de champagne, trinquons à l’amitié franco-allemande (Prosit) et la cave du restaurant se trouve vite dépourvue.

Une soirée mémorable -->

QUATRIEME JOUR : Dimanche 18 août, le retour.

Roland est toujours le premier levé. Revue des troupes au petit déjeuner (Früstück), même pas mal aux cheveux,  quelques courbatures pour les danseurs de la veille, mais nous avons tendance à croire que la montée du Triberg en est responsable. Le patron de l’hôtel nous informe qu’un mariage aura lieu la semaine prochaine et il aimerait nous y revoir... suffit de nous inviter on arrive !

Au revoir Jean-François et Cristelle qui retournent en Bretagne dès le matin, la route est longue.

Nous quittons avec regret Donaueschingen, pour un dernier parcours sur les magnifiques routes d’altitude, en passant par le Scluchsee,  plus vaste plan d’eau d’Allemagne. A proximité de Schönau nous attend le Docteur Sago, patron de l’Auberge Hirtenbrunnen, demeure typique vieille de 400 ans. Le personnage truculent ressemble au forgeron des BD d’Astérix, le fameux Cetautomatix.

Le soleil est toujours de la partie (depuis 4 jours), et le repas se déroule dehors à l’ombre de l’imposant auvent.

<-- Les photos au restaurant
Hirtenbrunnen

Après avoir dégusté une Goulasch de chamois, cap vers l’ouest pour franchir à nouveau le Rhin à Chalampré (proximité de Mulhouse). Un trajet le long du Rhin nous ramène au point de départ, Ribeauvillé, où une cigogne salue notre retour.

Embrassades et congratulations habituelles en se promettant de remettre le couvert l’année prochaine.

Le retour à Ribeauvillé -->

A ce propos des volontaires cogitent dès à présent pour relever le défi et nous réserver de belles surprises...


Encore quelques photos

Les voitures sur le parcours -->

<-- Le groupe et les moments
de convivialité

Compte-rendu : Alain Brison

Remerciements à tous les photographes de la Balade du 15 août : Alain, Annette, Annie, Antoine, Bernard, Elisabeth, Jacques, Jean-Bernard, Martine, Michel, Pierre et Roland qui ont permis de regrouper plus de 2000 photos. La sélection a été difficile et on ne peut pas tout afficher.