Week-end du 15 août en Bourgogne

Préambule et  trajet du samedi matin

Trois journées entières étaient prévues pour la sortie traditionnelle du 15 août, le calendrier étant favorable cette année. En fin de compte 19 couples adhérents ont confirmé leur présence, alléchés par le programme présenté par Alain et Simone BRISON suite aux deux reconnaissances effectuées sur le terrain pour finaliser la logistique. Le point de chute se trouve à Savigny les Beaune.

Les carnets de route imprimés façon “ Rallye de navigation ”, mais très détaillés afin que tous les équipages arrivent à bon port, furent d’une grande utilité pour respecter le parcours et le timing prévu. Distribués les jours précédents et illustrés du programme complet (avec les menus des repas), ils permirent à certains de tracer la route sur leur carte.

Regroupement le samedi matin sur le vaste parking  route de Neufchâteau  à Colombey les Belles. Les « anciens » des éditions précédentes, Patrick et Jocelyne Dossmann (Porsche 911), Jacques et Chantal Frustin (Mazda MX5), Pierre et Annette Morin (Jaguar type E), Roland et Yolande Schmitt (BMW 2002), Frédéric et Dominique Schwab (Porsche Speedster), Eric Spangaro et Sylvie Guyot (Mercedes cabriolet), Roland et Nicole Thiébaud (Triumph TR3), Bernard et Martine Vaicle (Peugeot 205 Roland Garros), Henri et Joëlle Vittemer (Ford Taunus coupé) ainsi que Alain et Simone (Alfa GTV) accueillent chaleureusement les nouveaux.

L’on retrouve avec plaisir Christophe et Chantal Antoine (205 CJ), Jacques et Eliane Bachmann (Ford Mustang), Jean-Pierre et Marie-Christine Colliard (Austin Healey), Alain et Brigitte Deliot (Alfa Roméo Spider récemment acquise), Jean-François et Cristelle Delplanque (Subaru Impreza), Christophe et Hélène Fioré (VW Kombi), Alain et Nathalie Gueny (Porsche 911). Il manque à l’appel Henri et Isabelle Marc qui nous rejoindront le soir pour raisons familiales et René et Annie Odille qui nous attendent à Langres.

Quelques voitures récentes pallient les pannes des anciennes, ou vont permettre à quelques-uns de poursuivre leurs vacances vers le sud depuis Beaune.

Après les embrassades et découvertes des montures, départ pour 120 km jusqu’à Langres pour les retrouvailles avec René et Annie, qui appréhendent la première sortie de leur nouvelle Fiat 124 coupé (rouge).

Une pause technique afin d’éliminer le café du petit déjeuner et l’on repart vers Dijon en suivant consciencieusement la navigatrice de tête qui se dévoue pour emmener chaque petit groupe de 4-5 voitures. Alain et Simone font office de serre-file et de voiture balai.

Après avoir quitté la Nationale à Gémeaux, Dijon est contourné par l’Ouest par les petites routes bucoliques du Val Suzon, et celles qui passent au pied des impressionnantes falaises de Baulme la Roche. Passage devant le Château de Montculot  dans la montée de la Course de Côte d’Urcy (où le nancéien Christian Debias s’est illustré il y a bien longtemps) avant d’arriver au terme de la première matinée pour le déjeuner.

Déjeuner à la ferme de Rolle

Après 238 km les voitures se rangent en épis dans la cour de la ferme pour refroidir les mécaniques.

Nous sommes accueillis par la charmante et dynamique Estelle, propriétaire de la ferme auberge de Rolle à 600 m d’altitude et à deux pas de la maison familiale de Chantal Antoine, la régionale de l’étape. Le jambon braisé qui tourne sur la broche dans l’âtre semble nous attendre.

Un premier repas bien animé par les conversations dans un cadre rustique à la décoration « fermière » très agréable à contempler.                                                    

Après le café servi en terrasse, il est temps de rejoindre  Savigny les Beaune 20 km plus bas dans la plaine, en passant dans une Combe au pied des falaises impressionnantes de Bouilland.

Le Château de Savigny les Beaune

Situé dans le vignoble des Côtes de Beaune, ce vieux village aux rues étroites est surtout connu par son château et son étonnant propriétaire, Michel Pont. Propriétaire-récoltant, celui-ci est aussi un collectionneur passionné. 7 thèmes différents sont abordés dans le château, ses dépendances et son parc.

Il nous invite à stationner nos voitures dans la cour du château, pour le grand bonheur des nombreux visiteurs.

Tout d’abord une des plus belles et plus rares collection de voitures Abarth du monde. Michel Pont a piloté en côte et circuit pendant quelques années au volant de ces 35 modèles différents dont certains sont uniques.

Nous poursuivons par la découverte d’un des plus importants musées de la moto de France par un escalier monumental. 250 motos du monde entier de 1902 à 1960 dans un bel état de restauration au milieu de maquettes en vitrine. Nous avons vu pour la première fois une moto Hercules à moteur rotatif NSU Wankel entre autres merveilles. Et dans les réserves subsiste un nombre impressionnant de modèles non restaurés.

Au milieu des vignes, 80 avions de chasse et hélicoptères somnolent sous le soleil. C’est inhabituel d’approcher des Migs soviétiques de sinistre réputation et des F 84 américains dont je me souviens avoir réalisé des maquettes Heller dans ma jeunesse. Belle collection également de Mirages dont tous les types sont présents.

Le propriétaire se passionne aussi pour les camions de pompiers, les tracteurs enjambeurs viticoles, le matériel vinaire et viticole, et les maquettes d’avion au nombre de 2400, de quoi ravir les spécialistes de tout bord.

Une dégustation de deux vins de la propriété est au programme avant de débuter la visite des collections. Ensuite chacun vaque à sa guise entre les différents bâtiments et dans le parc avant de rejoindre l’hôtel.

Notre hébergement

86 % de l'hôtel "L’ouvrée" nous est réservé pour deux nuits. Les voitures se garent sous les arbres sur les parkings en terrasse. Au début de l’apéritif à base de produits locaux (le kir vin blanc naturellement), Henri et Isabelle nous rejoignent à bord d’une Porsche Cayman d’un blanc pur qui attire tous les regards. Les deux soirées permettent de goûter les spécialités locales. Le patron et le personnel sont aux petits soins pour nous dans une bonne humeur communicative.

Dimanche matin : en route vers le Mont Beuvray et Bibracte.

Après un copieux petit déjeuner, départ pour notre balade dominicale en direction du Morvan.

Dès les premiers kilomètres, des petites routes touristiques nous conduisent vers les falaises d’Orches avant de retrouver quelques villages des vignobles de Hautes Côtes de Beaune.

Direction le Mont de Sene (la colline des trois croix) pour un premier arrêt et une ascension pédestre (à plusieurs vitesses selon les individus), notre roche de Solutré perso ! Une vue à 360° avec l’aide de deux tables d’orientation nous émerveille, surtout que le temps s’y prête. Contrairement aux informations tristounettes de Météo France, pas de pluie depuis notre départ de la veille.

L’Austin Healey n’a plus de démarreur, une petite poussette de nos costauds de service et c’est reparti pour une petite incursion dans les appellations Marange, Le Couchois, et dans le vignoble de la Côte Chalonnaise, avant de retrouver la plaine et la vaste forêt entre Autun et Le Creusot. A nouveau un parcours pittoresque nous remonte vers le Signal d’Uchon et les rochers du Carnaval (650 m). Depuis ceux-ci, magnifique vue sur la plaine et surtout sur le Mont Beuvray qui se dresse en face de nous. Quelques gouttes de pluie à l’arrivée sur le site obligent à sortir les vestes et les parapluies, mais pour une courte durée.

Il reste 30 km à parcourir pour rejoindre notre destination, et l’on commence par une descente vertigineuse à 18 %, où l’Alfa GTV commence à manifester par des grognements une usure intempestive des plaquettes avant.

Et c’est l’arrivée au 117ème km sur le site de Bibracte au Mont Beuvray.

BIBRACTE

Le Mont Beuvray qui culmine à 821 m est le deuxième plus haut sommet du Morvan, situé dans le parc régional du même nom.

L’oppidum de Bibracte sur ce mont était une grande ville gauloise de la peuplade des Eduens au premier siècle avant notre ère. Vercingétorix fut proclamé chef de la coalition gauloise à cet endroit pour combattre les troupes romaines.

Le site abandonné au profit de la ville d’Autun après la conquête romaine de toute la Gaule, renferme de nombreux vestiges de l’époque gauloise et gallo-romaine. Une centaine d’archéologues travaille depuis de nombreuses années sur le site et au Centre de Recherche installé à proximité. Avant de visiter le Musée archéologique avec deux guides de qualité, un passage par le restaurant qui nous propose sa cuisine gauloise. Assis près du sol, avec une cuillère en bois, une écuelle en poterie et une dégustation de cervoise, le dépaysement est garanti. Toute l’équipe apprécia l’originalité du concept.

Après la visite du Musée, montée à bord d’une navette pour accéder au sommet à travers la forêt de hêtre aux formes tourmentées, et les sites de fouilles des habitations de la ville dont le nombre d’habitants était compris entre 5 000 et 10 000 personnes à son apogée.

De Bibracte à Savigny les Beaune

Le retour (121 km) se déroule en grande partie dans le Parc Naturel du Morvan. Sur des petites routes désertiques aux incessants virages, les équipages se régalent du spectacle des forêts de hêtres, de chênes et de résineux. On passe cette fois-ci au nord d’Autun pour rejoindre Orches et ses falaises, à nouveau les vignes des Hautes Côtes de Beaune. Retour tardif à l’hôtel mais pas hors délais, la faute à un arrêt bistrot non programmé à mi-parcours. Une roue desserrée de la Porsche inquiète Alain et Nathalie, 2 goujons sur 5 ont des envies d’indépendance. A surveiller pour le  retour du lendemain. La BMW de Roland et Yolande consomme du liquide hydraulique, fuite à l’embrayage ou aux freins ?

Mais les soucis sont oubliés lors d’une nouvelle soirée gastronomique aussi joyeuse et conviviale que la veille.

Lundi : Le Clos de Vougeot et le Château de La Tour

Après les pluies diluviennes de la nuit, départ  sous le soleil pour rejoindre le domaine du Clos de Vougeot à 25 km par les petites routes et les villages au sommet de la Côte de Nuits. Il manque Henri et Joëlle qui rejoindront Nancy par la route directe pour raison de santé de Joëlle.

La descente vers Vosne-Romanée au milieu des vignes prestigieuses des Grands Crus nous amène à destination. Malgré les soucis mécaniques, on retrouve sur le parking du Château l’Austin-Healey, la BMW et le GTV.

Visite du Musée du Clos de Vougeot suivie de la dégustation au Château de La Tour pour la moitié du groupe, l’autre moitié opérant en sens inverse. La visite nous fait découvrir 4 anciens pressoirs gigantesques du 12ème siècle, des anciennes cuves en bois, le cellier transformé en salle de réception de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin.

Au Château de la Tour, nous avons droit à une visite de la cave, des explications détaillées sur le vin et le vignoble des Côtes de Nuits (pour Nuits St Georges) par la pétillante Claire qui connait son sujet jusqu’au bout des ongles. Suivie d’une dégustation appréciée de 3 vins, un Meursault blanc, un Pinot noir et un grand cru appellation Clos Vougeot. 

Après avoir chargé quelques cartons de vins dans nos coffres, il est temps de prendre congé à regret pour rejoindre le restaurant à 8 km, dans la plaine en direction de l’Abbaye de Cîteaux (anciens propriétaires des lieux).

Le repas Chez Vincent.

Pas facile de trouver un restaurant qui veuille bien accueillir un groupe d’une quarantaine de convives un 15 août dans la région de Nuits Saint Georges pour un coût raisonnable. Louons le professionnalisme de Fréderic Massiot, restaurant "Chez Vincent" à Agencourt, qui a répondu favorablement à notre demande. Le repas est raffiné, servi rapidement avec le sourire, une merveilleuse façon de terminer sur une bonne note ce long week-end.

Un au-revoir à Christophe et Chantal qui prolongent leur séjour dans la famille à deux pas d’ici, à Frédéric, Dominique, Henri, Isabelle, Christophe et Hélène qui continuent leur vacances.
Jean-Pierre et Marie-Christine, suivis de Jean-François et Cristelle désirent rejoindre directement Nancy par la route de Langres, ainsi que Eric et Sylvie par l’Autoroute. Roland et Yolande rejoignent la région d’Haguenau par Besançon et Mulhouse.

Tous les autres reprennent la route en passant par un petit bout de Haute-Saône (Jussey) pour une dernière halte à Mirecourt où l’on se quitte la tête pleine de bons souvenirs et de belles images.

Au dire des participants, l’on se souviendra d’un week-end sans pression (même la bière était en bouteille), dans une ambiance conviviale, chaleureuse, simple, collégiale. Il a permis de mieux se connaitre et s’apprécier et tous sont partants pour une nouvelle sortie de ce type l’an prochain, chacun ayant pu émettre des vœux pour la destination 2012.


Textes d’Alain et Simone
Photos d’Hélène, Frédéric et Dominique, Henri et Isabelle, Jean-Christophe et Cristelle, Alain et Brigitte, Roland et Yolande, Alain et Simone.


Les liens vers nos partenaires du week-end :